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 Ancien perso

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Clo
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MessageSujet: Ancien perso   Dim 12 Juil - 22:51

SA PERSONNALITE

Ordinaire, non pas vraiment... Aloïs est un gars dont la personnalité est difficile à cerner...

Mystérieux, il ne parle pas du tout de lui, il a tendance à garder ses distances à tel point que peu de monde, pour ne pas dire personne, peut prétendre le connaître. Sa retenue le rend peu sociable... Un gars à part traversant la vie sans vraiment faire parti de ce monde, et quel monde !

Solitaire, par choix, il a toujours consacré beaucoup de temps à son métier au détriment de sa vie sociale et sentimentale. C'est simple, son travail était sa passion, son parcours était sa plus grande fierté. C'est certainement son obstination, son entêtement qui ont fait de lui ce qu'il est devenu : un homme fort et indépendant. Aujourd'hui, sa solitude s'est renforcée, méfiant, il n'essaye pas de s'intégrer à un groupe, il préfère être de passage et refuse de dépendre de qui que ce soit. Certains diront que c'est aussi une façon de se protéger et de protéger les autres.

Ceux qui ont partagé un peu de temps avec lui pour une quelconque mission, peuvent dire qu'il a un caractère bien trempé, à dire tout ce qu'il pense sans passer par quatre chemins, que cela soit blessant ou non. Pour certains, ce sera considéré comme de l’honnêteté, de la franchise, de la spontanéité et pour d'autre de l’arrogance, de l'insolence.

Débrouillard, casse cou, ces traits de caractères sont des atouts considérables pour se sortir des situations courantes depuis l'épidémie. Il se retrouve souvent dans des situations extrêmes qu'il déclenche bien souvent, au point de se demander s'il tient réellement à la vie...

Courage ou folie ? Difficile à dire... Déterminé, il ne faiblit pas, ne recule pas, qu'importe l'adversité qui lui fait face. Il se porte volontaire pour se tenir en première ligne, pour affronter le danger, pour se lancer dans des missions périlleuses, ou défier volontairement une horde de rôdeurs lorsque la haine ressurgit en lui. Ce courage, bien que parfois outrepassé par sa témérité, fait de lui quelqu'un de brave.

Sportif, il en a fait son métier pour vivre de sa passion. Et aujourd'hui, il se dit encore qu'il a fait le bon choix. En effet, son endurance permet de résister à la fatigue, sa concentration évite de se laisser distraire, ses bons réflexes, rapides, efficaces et précis lui permettent de prendre très vite de bonnes décisions, sans oublier son énergie, sa force, sa rapidité et sa forme qui sont des atouts pour sa survie au quotidien.

Créatif, il a plus d’un tour dans son sac et trouve toujours une solution à tout avec ce qu'il trouve. Ce qui l’aide : sa nature curieuse et son sens de l’observation. Est-ce ce trait de caractère qui l’a rendu solitaire ou est-ce sa solitude qui a développé sa personnalité créatrice ? Néanmoins, cette personnalité lui permet d’imaginer des perspectives différentes de la réalité et l’aide à s’évader même quand aucun avenir n’est envisagé.

Son charisme, c'est un don naturel chez lui. Son aisance à s'exprimer captive et stoppe les jugements des autres, il inspire l’enthousiasme, l’optimisme… N’est- ce pas trop demander lorsque l’humain est contraint à la désolation. Il aimerait pouvoir se passer de cette influence qu’il a sur autrui, n’est-ce pas pour ça qu’il préfère rester seul ?

Qualité : authentique, charismatique, courageux, créatif, déterminé, spontané
Défaut : casse cou, curieux, méfiant, mystérieux, obstiné, solitaire

PHYSIQUE ET EQUIPEMENT
Âgé de trente deux ans, le physique d’Aloïs a connu beaucoup de période de changement. Enfant, cheveux courts et ébouriffés, visage rond aux joues rosées, il ne prêtait guère attention à ce que l'on pouvait dire et cherchait rarement à se distinguer. On le surnommait, Al' l'intrépide.

Adolescent, il s'est toujours éloigné de ses camarades un peu trop prétentieux à son gout. Il n’aimait pas les bains de foule, sortait peu et il ne prêtait guère d’importance à son physique ou au sexe opposé, comme pouvait le faire ses amis. Il pouvait avoir une chevelure qui atteignait ses épaules, pour les couper à raz de son crâne le jour suivant. Il tenait cependant à toujours avoir une hygiène de vie saine en s'entrainant régulièrement et en mangeant équilibré.

Aujourd’hui, du haut de son mètre quatre vingt, Aloïs est un homme vif, endurant, rapide comme le vent. Sa posture dégage une certaine prestance. Son corps est plutôt musclé sans que cela ne soit trop visible. C'est un homme séduisant, sa peau est pale et dénuée d’imperfections. Son visage carré est encadré par des cheveux châtains, recouvrant légèrement ses oreilles. Ses sourcils sont ni épais ni fins. En amandes, ses yeux clairs reflètent ses sentiments du moment, ils illustrent parfaitement l’expression des yeux comme miroir de l’âme. Ses lèvres généreuses accentuent ses pommettes en une géométrie parfaite. Il est rare de le voir sourire, mais quand cela lui arrive son visage s’illumine et ses yeux pétillent.

Auparavant, sa tenue vestimentaire variait selon ses envies, il était plutôt du genre à se sentir à l'aise dans un jean et tee-shirt en général blanc ou noir, pour les jours de semaine. Lorsqu'il sortait , il gardait le jean mais portait une chemise et une veste au dessus de celle ci. Pour le travail, il revêtait le survêtement, jogging ou short long avec un tee-shirt.

Aujourd'hui,c'est toujours le jean qu'il préfère porter, avec le tee-shirt, mais sa tenue vestimentaire et de loin sa priorité. Il se change en fonction de ce qu'il trouve,, et se préoccupe plus de ses chaussures qui doivent être avant tout confortables, pratiques et robustes pour les kilomètres qu'il parcourt.

Il ne transporte aucun vêtements, pourquoi en aurait-il la nécessité ? Il a toujours un sac à dos contenant des vivres, de l'eau mais aussi une trousse de premier secours et une arme blanche. Au dessus du sac se trouve une couverture molletonnée de couleur bleue. Il porte au niveau de son ceinturon une machette, un révolver et sur son épaule droite un carquois et un arc. A l'intérieur d'une pochette se trouvent deux trois photos qu'il garde précieusement et sort chaque soir avant de s'endormir quand il est à l'abri de toutes menaces.


AVANT...
Bonjour, je m'appelle Aloïs Porter, je suis dans ma 32ème année. Je suis né dans le Nord Ouest de l’État de l’Illinois. Enfant, j'habitais un magnifique trois plat victorien blanc, au 2050 N Magnolia Avenue, converti en une maison unifamiliale et composée de quatre niveaux d'espace de vie. Au rez- de -chaussée se trouvaient deux bureaux, une pièce de réception qui s'ouvrait sur une large véranda et son jardin privatif. Au premier étage, un grand salon s'ouvrant sur un balcon immense avec une vue sur les jardins, et de l'autre côté une immense salle à manger et une cuisine. Au deuxième étage quatre chambres équipées chacune d'un dressing et d'une partie bain. L'étage du dessus était constitué également de 4 chambres, seules deux étaient munies de salle de bain, et les deux autres étaient séparées par un coin bain et un dressing.

Mes parents sont arrivés aux États Unis pour le boulot de mon père. Il bossait sur un projet professionnel tenu confidentiel et qui nécessitait de quitter son Pays natal : La Tchécoslovaquie, et plus précisément Ostrava au nord de la Moravie. Endroit qui m'était complétement inconnu, les images que j'en avais venaient des histoires de mon père et de mes trois frères et sœurs qui sont nés là bas et qui ont un peu grandit dans ce pays aux hivers longs et rigoureux.

Petit dernier d'une famille de 7 enfants, ma mère est morte deux ans après ma naissance. Mes seuls souvenirs : quelques photos que mes frères et sœurs avaient réussi à conserver lorsque mon père, qui pour ne pas plonger dans la dépression, a fait enlever toutes les photos de sa moitié. Plus tard, j'ai appris que mes parents nous avaient épargnés les tristes nouvelles. Forte, ma mère ne voulait pas inquiéter qui que ce soit malgré ses allers retours intempestifs dans les hôpitaux. Le cancer avait débuté au niveau de son utérus et puis la maladie s'est propagée partout, comme un feu de broussaille. Ils avaient toujours éviter nos questions, enfin ceux de mes frères et sœurs plus âgés, et ils changeaient de sujets ou répondaient avec de longues phrases remplis de mots techniques. C'est un peu plus tard que j'ai su ceci, je venais d'avoir deux ans et un mois quand je l'ai vu la dernière fois.

Toute mon enfance, j'ai été élevé par une nourrice, on voyait peu notre père à la maison, toujours en voyage d'affaires. Nounou nini, c'est ainsi que je l'appelais, avait été élevée par des parents militaires, elle nous a donc éduqué de la même manière. Nous avions assimilé qu'avec des règles strictes, la vie gagnait en ordre.

A l'école, j'étais un élève appliqué et j'évitais le chahut de la cour de récréation, les jeux d'enfants de mon âge, je préférai rester en classe. Mature, posé, ces attraits continuèrent tout au long de mon cursus scolaire.

Entre deux, mon père à refait sa vie, j'étais alors un adolescent assez renfermé, contrairement à mes frères et sœurs qui pour la plupart avaient quitté le berceau familial pour construire leur propre vie.

A cette époque, étudiant à l'Université de Chicago, située dans le quartier de Hyde Park, j'ai rejoint les Chicago Maroons, club omnisports, et plus particulièrement l'équipe de Basket-ball. Volontaire, et surtout terre-à-terre, je me positionnais dans le groupe de tête de ma promotion. Progresser fut toujours mon objectif principal, aussi, les excès en tout genre et les fêtes à répétitions ne faisaient pas partie de ma vie. Je consacrais tout mon temps à ma scolarité. Aussi studieux que sportif, je me suis ensuite tout naturellement tourné vers le métier de préparateur physique, envisageant dans le futur de faire partie de l'équipe des Bulls de Chicago, bien que la session journalisme m'intéressait tout autant. Il fallait faire un choix et le sport avait toujours fait partie de ma vie. Une fois la fac quittée avec les honneurs, j'entrepris des recherches pour chercher du boulot.

A cette période, mon père est mort : anévrysme fulgurant... Laissant derrière lui un héritage conséquent ayant très largement contribué à bâtir ma vie et me donner un coup de pouce dans le métier. Alors âgé de 21 ans, je fis l’acquisition, avec l'héritage, d'une petite maison non loin de Lincoln Park.

Côté travail, j'ai investi dans une salle de sport et je travaille en tant que préparateur physique à domicile en continuant des cours du soir en diététique. Côté sentimental, je partage ma vie avec Britanny. C'est une très longue histoire qui a commencé par une grande amitié, eh oui, ce n'était autre que ma meilleure amie, mais à cette époque n'était-ce pas déjà de l'amour que l'on éprouvait l'un pour l'autre ? Pour son travail, elle est partie trois mois à Atlanta, elle bosse sur un gros dossier qui pourrait lui permettre d'occuper un poste plus important à son retour... Côté familial, je ne suis pas une semaine sans prendre de nouvelles de mes proches. On se voit peu, mais nous gardons toujours contact.


APRES...
Mi Juillet 2011, quel sacré M******

Réveillé, douché, je fouillais dans la commode pour chercher quoi me mettre sur le dos. D'habitude je me serais contenté d'attraper n'importe quoi de propre, sans pour autant être négligé, mais aujourd'hui était une journée particulière : le retour de Brittany, prévu ce soir. Un coup de peigne dans mes cheveux avant d'y passer mes doigts pour leur donner un peu de mouvement, je descendis les escaliers.

Arrivé dans la cuisine, j'ouvris le placard et parcourais du regard les cartons de céréales. Il n'y avait que du riz soufflé au marshmallow, les céréales préférées de Brittany, j'avais encore oublié d'acheter des Cheerios. Je mis en route la machine à café, celui ci fut prêt très vite, juste le temps de récupérer le Chicago Tribune à la porte d'entrée. Je m'asseyais confortablement dans l'un des fauteuils du salon et pris le journal pour aller aux nouvelles. Un grand article en première page parlait de ce fameux hôpital ayant accueillit Carl Hobbs. L'établissement était en quarantaine pour raisons sanitaires. Soltice, mon golden retriever, s'approcha de moi et posa sa grosse tête sur mes genoux. Je le grattais à l'oreille tout en continuant ma lecture.

Je guettais la pendule, j'avais un rendez-vous à domicile pour coacher une cinquantenaire. Mon métier me donnait le privilège de côtoyer des personnes sans le seul besoin financier. Il me restait une heure avant d'arriver la bas, un coup d’œil par la fenêtre : le ciel était gris et chargé... J''ouvris la baie vitrée pour faire sortir Soltice, il était peu prudent, vu la météo, de partir pour une petite ballade. Depuis plusieurs jours, l'absence de vie dans les rues me surprenait de plus en plus. Les gens s'affolait des rumeurs qui se propageaient de bouches à oreilles : l'existence de personnes qui revenaient à la vie comme les zombies que l'on pouvait voir qu'au cinéma ou dans la chorégraphie de Mickaël Jackson : Thriller.

Dehors, le tonnerre gronda, un éclair illumina le ciel, le chien était à la porte, je le fis entrer. La pluie n'allait plus tarder à tomber et je risquais d'être trempé si je ne prenais pas la voiture. Une dernière caresse au chien, je pris mon blouson pour l'enfiler et mon sac de sport préparé la veille. L’habitation de la dame se trouvait à quelques kilomètres de chez moi, je devais passer à côté du parc, l'un de mes endroits préférés. C'était un petit espace vert au milieu de nulle part, bordé par une forêt, avec un parcours de jogging et un étang brumeux entouré de sapins.

Un rugissement d'orage me fit sursauter, quelques secondes plus tard, de grosses gouttes s'écrasaient bruyamment contre les vitres. Tant pis, il fallait que je prenne la voiture. Je ne voulais pas être trempé. C'était une pluie d'été...

J'accélérais légèrement afin d'être un peu à l'avance, un tunnel s'approchait de plus en plus vite, gueule béante qui allait m'engloutir, les véhicules étaient rares. Je vis alors l'autre bout du tunnel, j'accélérais encore pour déboucher sur la lumière aveuglante. Soudain un choc violent sur le pare brise me fit pousser un cri. Ma voiture faisait une embardée, appuyant à fond sur le frein, la voiture se mit à déraper dangereusement en direction de la balustrade de béton. Je fermais les yeux, cramponné au volant que je tournais inutilement dans tous les sens. Avec la pluie, l'auto se mit à glisser, laissant des trainées de caoutchouc brûlé pour s'immobiliser dans un long crissement de tôle, du côté de l'aile droite, contre le mur d'une maison. L'impact sur le pare brise formait une sorte d'étoile colorée d'un liquide gluant.

J'ouvris alors la porte, et vis un un énorme corbeau sans vie. Autour de moi, le désert, aucun véhicule, aucun humain, mais qu'est ce qui lui a pris à traverser cette route à toute vitesse ! Personne ne sortit de la maison que je venais de percuter assez violemment. Je cherchais mon téléphone quand je me souvins l'avoir posé sur le siège passager. Je devais appeler les autorités pour que l'on vienne ramasser cet animal mort en bord de route et appeler un véhicule pour remorquer ma voiture qui était dans un sale état. J’eus un mal de chien à retrouver mon portable, pour enfin le voir sous le siège passager.

*Zut, aucun réseau.*

Je fis quelques mètres pour avoir enfin une sonnerie...


Les ennuis commencèrent... Fin juillet, début août 2011

Brittany était retenue à Atlanta, la nouvelle venait de tomber : gel total du trafic aérien... Je ne m'étais donc pas rendu à l'aéroport. Au téléphone, sa voix laissait ressentir de la peur, les informations que l'on donnaient par le biais des médias ne s'amélioraient pas, pire une névrose s'accaparait des habitants et se propageait en folie meurtrière. On parlait de panique générale, de pillages, le nom "zombie" revenait dans plusieurs rubriques. Au journal télévisé, Le président apparaissait chaque jour avec un discours positif, ... Mais son inquiétude se lisait sur son visage. Sur place, l'armée semblait se déployer à chaque coin de rue mais plus les jours avançaient, plus elle avait du mal à faire respecter la loi... Soltice s'était enfuit un soir ou des explosions avaient retenti non loin de la maison.

Sans attendre plus longtemps, il me fallait rejoindre Brittany... Aussi, plus aucune voiture n'était disponible dans les concessions automobiles du voisinage... Je me souvenais que les voisins, qui avaient récemment déserté leur habitation, avaient une superbe shovelhead "low rider" de 1979 retapée et qui roulait à merveille. Comme un voleur, je pénétrais à l'intérieur du garage et vis au fond de celui ci une forme assez imposante sous une housse de couleur rouge. Il s'agissait bien de la moto. Tel un voyou, je pris ce qui ne m'appartenait pas, mais, qui aurait bien pu m'arrêter à ce moment là ? Les autorités avaient d'autres chats à fouetter...

Munis de mon sac à dos avec le plus strict nécessaire, j'arpentais les routes... Pendant quelques jours, j'ai réussi à garder un contact téléphonique avec Britt', et le reste de ma famille et après, plus rien... Je me souviens être tombé sur une petite épicerie qui faisait aussi café et station service. Pour l'essence, il fallait se servir soi même. Une fois servit je m’apprêtait à entrer dans le commerce quand je vis à travers la vitre un homme pointant le canon de sa Schmeisser vers le haut pour tirer une rafale au plafond. Deux ampoules explosèrent. Il parla à voix haute, mais de l'extérieur j'avais beaucoup de mal à comprendre... Pris de folie il commença à tirer et visa une femme à l'intérieur de la boutique qui tituba envoyant valser par terre des sachets de chips et des boites de conserves. Une nouvelle rafale déferla dans le magasin, l'alimentation volait dans tous les sens. Les bouteilles et les locaux explosaient, ketchup, sauce épicée se rependaient sur le sol. Il fallait arrêter ce massacre avant qu'il ne fut trop tard. Couvert par le bruit de tir, des bocaux qui éclataient sur le sol, des cris des gens à l'intérieur de l'épicerie, je réussissais à atteindre l'étagère qui se trouvait au plus proche de l'individu qui, occupé à prendre l'argent de la caisse ne vit pas que le rayonnage lui tombait dessus. Assommé, il n'était pas prêt de reprendre ses esprits. Deux hommes se précipitèrent vers lui pour l'attacher à l'aide d'une corde attendant le passage des représentants de l'ordre, du moins c'est ce qu'ils espéraient. Ils me remercièrent tous, l'épicier me fit grâce du paiement de l'essence et m'offrit même de la marchandise...

J’avançais de ville en ville, voyant la déchéance à chaque coins de rue, croisant des rôdeurs, c'est ainsi qu'on les appelait... J'ai appris à lutter pour ma survie. C'est à ce moment là que j'ai embarqué tout ce que je pouvais trouver pour pouvoir me défendre. En premier lieu, une machette à manche noire avec une large et longue lame de quarante centimètres et assez légère pour qu'en un seul coup elle traverse le crâne de ses maudites créatures. Ceci dit, je me souviens la fois ou celle ci ne voulait plus s'enlever de la tête et que sans autre arme j'aurai bien pu y laisser ma peau s'il n'y avait pas eu qu'un rôdeur mais plusieurs. Cette arme me permettait également de me frayer un chemin dans les grandes herbes. En second, ce fut ce révolver que j'avais récupéré sur un marcheur que je venais d'éliminer. Il s'agissait d'un Smith and Wesson 617, calibre 22, avec 10 coups possibles. La difficulté avec cette arme : trouver les munitions nécessaires qui commençaient à manquer sérieusement. Certains groupes en faisait du troc, en général ceux qui avaient parmi eux un spécialiste des armes à feu et qui savait produire les cartouches. Et en troisième, un foutu arc avec son carquois rempli de flèches, dont je ne savais pas me servir et ce pendant un bon moment.... Il fallait être précis, rapide...

J'étais sans nouvelle de Brittany, sans nouvelles de mes proches... Les nuits à faible dose de sommeil s'accumulaient, je donnais tout de ma personne jusqu'à ce que mon esprit ou mon corps ne craque sous l'épuisement et la douleur. A ce moment là, je devais trouver un endroit pour m'isoler et être hors de portée des marcheurs ou des clans qui ne vivaient que pour s'auto-subsister et avaient mis de côté toutes civilités. Le monde a changé, les mentalités aussi. Ce monde ? Quel monde ? C'est l'extinction de l'humanité. Face à tout ce foutoir, sans aucun avenir, je me refermais de plus en plus en accordant aucune confiance aux personnes que je croisais. Je ne pouvais pas dormir plusieurs heures de suite sans être éveillé par des images horribles, je regardais alors ces photos qui m'apaisaient, seuls biens, seuls souvenirs qui me restaient.


Les jours, les mois, les années passent et se ressemblent...

Les jours, les mois, les années passèrent... A chaque fois, je parcourais un long périple, du nord au sud, d'est en ouest, j'avais traversé des dizaines et des dizaines de villes, grandes et petites, toutes des charniers dont le contenu se réveillait au moindre bruit, ça empestait à des kilomètres à la ronde. Des maisons et des immeubles pouvaient être remplis de marcheurs, il y en avait des dizaines d'autres totalement vides.

Mon premier périple : me rendre à Atlanta... j'ai traversé Indianapolis, puis je me suis retrouvé au Kentucky, Tenesse et en Alabama pour arriver enfin en Géorgie. Je me suis rendu à la dernière adresse de Britt' : l'hotel Hilton Atlanta.... Comme la plupart des lieux, il était difficile de rencontrer des personnes vivantes... et aucune trace de Brittany. Je me suis ensuite rendu sur son lieu de travail : le groupe de presse Atlanta Tribune au 875 Old Roswell Road où elle avait un gros dossier en cours... J'ai croisé un premier groupe qui comptait une trentaine de personnes. Le chef de ce groupe : Larry. C'était un personnage inquiétant, d'une cinquantaine d'années, le regard dur, sans le moindre humour, avec une voix nasillarde. Las de parcourir seul les routes, il me fallait réapprendre à revivre en société sans toutefois laisser présager à quiconque que je resterai en leur compagnie. C'est à ce moment que j'ai pu m'entrainer à tirer à l'arc sous l’œil attentif d'un certain John qui m'a enseigné l'art de la chasse à l'arc ! Cela demandait de la concentration. Dans un premier temps, je tirais sur cible pour ensuite traquer le gibier et l'utiliser pour tuer les zombies.

Six mois plus tard, las de cet endroit, il me fallait avancer et parcourir de nouveau le pays pour être sur que rien n'avait été épargné, et me rendre à l'évidence que tout ceci n'était pas un cauchemar mais bel et bien la vérité... Direction Washington et New York... J'imaginais sans beaucoup de mal ce qui se trouvait derrière toutes ces portes closes, je sentais l'odeur de putréfaction qui progressait de villes en villes, cette odeur dont tout le monde avait cessé d'être conscients car elle était partout, imprégnait tout. Ironie du sort, il m'arrivait d'utiliser cette putréfaction pour imprégner mes vêtement, mes cheveux et ainsi passer inaperçu parmi les rôdeurs lorsque ceux ci étaient trop nombreux...

Je m'accordais des moments de repos, ceux ci étaient toujours une suite de gestes répétés, une ritualisation, afin d'éviter de me faire prendre.... Une fois en sécurité, je finissais par m'assoupir et mon esprit, libéré par le sommeil tout proche, partait lentement à la dérive. Mais, à chaque fois je me redressais subitement du lit en poussant des cris, les yeux écarquillés. Mon premier réflexe, après les photos, prendre mon sac. J'y plongeais ma main à l'intérieur pour saisir fermement l'unique paquet de cigarettes. L'étincelle enflammait le gaz et le tabac crépitait. D'épaisses volutes bouillonnaient entre mes lèvres, ça me calmait... Je revoyais sans cesse la scène d'une personne qui m'avait accompagné un bon bout de route, la scène de la morsure, l'attente à son chevet avant que la mort arrive. Les dernières heures à la voir avec un filet de bave qui s'échappait de sa bouche, sa tête mollement posée sur l'oreiller. Son ventre se soulevait douloureusement, et chaque mouvement de respiration paraissait être un calvaire. Elle gémissait, un mélange d'impuissance et d'incompréhension se lisait sur son visage. Et cette morsure qui suintait sous la bande appliqué le matin même. Ses lèvres se tordait de douleur, et pendant les dernières minutes elle tenait ma main, elle ne desserrait pas son étreinte, ses yeux étaient grands ouverts, ses traits étaient difformes et exprimaient trop de chose en même temps. De la colère, de la haine mais surtout de la peur. Elle se mit à hurler d'une voix totalement insupportable, presque inhumaine. Mon cœur cognait à tout va dans ma poitrine et ensuite le silence... Je pris alors la petite arme blanche pour transpercer son crâne au niveau de sa tempe gauche...

Solitaire la plupart du temps, j'ai rejoint, tout au long de ce parcours de combattant, quelques groupes qui avaient envie de survivre, et d'autres qui étaient plus faibles. Je devins une sorte de mercenaire pour accomplir des missions périlleuses et apporter des armes, des vivres pour ceux qui ne voulaient pas, ou qui ne voulaient plus se rendre au front. J'affrontais successivement, hordes, pilleurs, et il m’arrivait parfois d'errer plusieurs jours, plusieurs semaines, à la recherche de vivres. Je pensais de plus en plus à regagner un groupe, certainement du à la fois ou j'ai faillit y rester. J'étais dans le hall d'accueil de la gare des Syndicats de Washington, celle ci était totalement vide, enfin dans les partie visibles... Des voutes de verre semblaient exploser en mille morceaux, une forme bougeait près des moulures, grouillante, presque invisible, comme un essaim dissimulé dans le creux d'une voute, un murmure lointain puis des battements affolés : des oiseaux avaient trouvé refuge là haut, incapable de repérer la sortie, troublés par le verre épais. Le bruit qu'ils faisaient m'empêchait de détecter tout autre bruit. Que fallait-il espérer de mieux : tuer ces oiseaux me permettrait d'être moins affamé les jours suivants. En place pour décocher une première flèche, mon instinct me fit me retourner pour trouver à deux mètres de moi deux marcheurs, une seconde de plus et leurs bras m'atteignaient pour me surprendre et me tirer vers leur mâchoire... Une seconde de plus et c'était moi qui était servit pour repas...

Aujourd'hui me voilà revenu au point de départ : Chicago. Je pénétrais dans une ancienne épicerie, qui se trouvait non loin de mon domicile quand tout était encore normal. Je me souvenais la dernière fois ou j'étais entré à l'intérieur de celle ci, l'odeur des fraises m'y avait conduit, j'imagine encore aujourd'hui leurs graines craquer entre mes dents et le jus s'éparpiller dans ma bouche... A l'intérieur, les rayonnages n'avaient pas changé, la plupart des étagères étaient dépourvue de marchandises, une boite de conserve se trouvait sous l'une d'entre elles, je l'insérais directement dans mon sac. L'image de la dame qui se trouvait derrière le comptoir ce jour là me vint soudain à l'esprit, elle mâchait un chewing-gum d'une façon plutôt vulgaire. Sa bouche restait constamment ouverte sur une mâchoire un peu trop proéminente. Elle faisait exploser des bulles sous son nez et sa langue balayait grossièrement ses lèvres... Soudain un bruit me fit me retourner...

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